Un instant en famille

à la découverte des étangs de la Dombes
Pêche d'étangUn pêcheur tire le filet pour pêcher les carpes de l'étang.

Pour découvrir les étangs de la Dombes, nous avons rendez-vous avec Nathalie!

EmmanuelleEmmanuelle
Emmanuelle raconte

Nathalie accueille notre petit groupe de 10 personnes en se présentant : fille de pisciculteur, née pratiquement avec un filet de pêche dans une main et une carpe dans l’autre, elle habite dans la Dombes depuis toujours. Pendant les deux prochaines heures, elle nous fera découvrir tous les secrets de ce territoire mystérieux.

En présentant les largesses que s’autorisaient les moines sur le respect des jours de jeûne, elle donne d’emblée le ton : décontracté mais captivant. Au fil de cette balade nous découvrons l’histoire des étangs, creusés à partir du 11e siècle, menacés de disparition au 19e siècle, mais aujourd’hui l’identité de la Dombes.

Nathalie nous explique les étapes d’une pêche d’étang, un moment phare de l’année dombiste : on vide l’étang, on sort le poisson, qui est trié, pesé et acheminé vers les ateliers de transformation.

Elle nous raconte aussi sa première pêche : comment son père l’a laissée ouvrir le Thou (terme du patois dombiste qui désigne une vanne) pour vider l’étang, le premier poisson qu’elle en a sorti était une petite carpe de 500g, qu’elle a ensuite, par compassion, relâchée.

 

Tout en discutant avec notre accompagnatrice et en écoutant ses anecdotes, nous longeons l’étang. Les enfants sont surtout intéressés par les animaux qui vivent dans l’étang : « Est-ce qu’il y a des saumons ? », « Est-ce qu’il y a des crocodiles ? », « Est-ce qu’il y a des poissons clowns ? »… Rien de tout cela, par contre, il y a des carpes, brochets, poissons blancs, tanches et, sur un ton plus sérieux, de grands nuisibles : des poissons chats. Nathalie nous montre que la Dombes est un écosystème riche mais fragile, souffrant des changements climatiques, des espèces introduites et d’un faible intérêt des français pour le poisson d’eau douce.

 

Et pourtant, en nous contant les spécialités dombistes, Nathalie nous met l’eau à la bouche. Il y a plus de recettes que d’étangs (et il y en a 1 200) : filet de carpe avec sauce au vin rouge, carpe farcie, quenelles de brochet, rillettes de carpe, goujonnettes de carpe, nuggets de carpe, tartare de carpe, etc… Elle nous livre son secret pour réussir la célèbre goujonnette de carpes : bien enrober les morceaux de farine et frire en deux fois pour que le poisson soit croustillant.

 

Grâce aux restaurants dombistes, la pisciculture arrive à tirer son épingle du jeu : Nathalie nous donne des chiffres impressionnants, 1 200 t de poisson par an, premier producteur de poisson de France. Mais la filière ne s’arrête pas là : Nathalie ouvre son sac et sort un petit objet qu’elle donne aux enfants qui aussitôt le portent à leur nez.
« C’est un porte-clé en cuir de carpe, mais ça ne sent plus le poisson » nous explique-t-elle avec un clin d’œil. A la surprise de tout le monde, la peau de poisson peut effectivement se transformer en cuir. Dans la Dombes on en fait des objets comme des portefeuilles, bracelets, bagues et porte-clés.

Il est déjà presque midi et Nathalie nous ramène vers notre lieu de départ. Les enfants n’ont pas encore envie de terminer la balade, mais finalement les bruits de leurs ventres l’emportent. Nathalie nous conseille encore son restaurant préféré où nous pourrons manger la carpe de Dombes, puis nous nous disons au revoir.

Pourquoi faut-il venir ?

Un cadre d'exception
Des anecdotes insolites
Un savoir partagé
On vous dit tout !

Comment vivre cette expérience ?

 

Dombes Tourisme

Place du Champ de Foire 01400 Châtillon-sur-Chalaronne

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