
Michael Zeilfelder






Aigrette garzette
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L’Aigrette garzette fréquente principalement les zones humides peu profondes,
qu’elles soient d’eau douce ou saumâtre.
On la trouve dans des milieux tels que les roselières, saulaies inondées, broussailles humides ou boisements proches de l’eau, où elle peut chasser et nicher à l’abri.
Elle nidifie en colonies, souvent dans des arbres comme les pins ou tamaris, mais peut aussi s’installer dans des buissons ou même au sol, si l’endroit est particulièrement protégé et isolé.
Dotée d’un régime alimentaire très opportuniste, l’Aigrette garzette capture une grande diversité de petites proies : poissons, insectes, crustacés, amphibiens, mollusques, araignées, vers, voire de petits reptiles ou jeunes oiseaux.
Sa technique de chasse est discrète et patiente : elle avance lentement dans l’eau peu profonde ou reste totalement immobile pour surprendre ses proies d’un coup de bec rapide, avec une grande précision.

L’Aigrette garzette niche souvent en colonies mixtes, aux côtés d’autres échassiers comme les hérons, cormorans, spatules ou ibis, ce qui renforce la sécurité collective face aux prédateurs.
Sa parade nuptiale est un élément crucial de la reproduction, favorisant la sélection du partenaire et la synchronisation des pontes dans la colonie.

De retour en France dès février, l’Aigrette garzette entame sa saison de reproduction en construisant, en couple, un nid de brindilles et de tiges de roseaux, formant une plate-forme de 30 à 35 cm de large.
La ponte, généralement entre fin avril et début mai, compte 3 à 6 œufs bleu-verdâtre, incubés par les deux parents pendant 21 à 25 jours.
Les jeunes quittent le nid environ 5 semaines après l’éclosion, tout en restant sous la surveillance parentale.
La parade nuptiale, élégante et fluide, joue un rôle clé dans la formation du couple, le mâle se montrant particulièrement actif dans la séduction et la défense du territoire.