
Michael Zeilfelder







La Foulque macroule est grégaire, surtout en hiver, et fréquente tous types de
plans d’eau douce ou saumâtre, même de petite taille.
Elle est souvent confondue avec la Gallinule poule d’eau, mais s’en distingue par sa
taille plus massive, son plumage uniforme et son bec blanc. Contrairement à la Poule d’eau, elle nage souvent à découvert et plonge fréquemment pour chercher sa nourriture, parfois à plusieurs mètres de profondeur.
La Foulque macroule est bruyante, avec un répertoire d’appels et de cris brefs
et sonores.
Elle défend vigoureusement son territoire, notamment lors de la saison des amours,
où les disputes et poursuites sont fréquentes. Elle peut devenir familière dans les zones non chassées, n’hésitant pas à s’approcher de l’Homme.

La Foulque macroule est ainsi un oiseau très visible et caractéristique de nos milieux aquatiques, facilement reconnaissable à son plumage sombre et son bec blanc, et remarquable par ses comportements sociaux et son adaptation aux milieux anthropisés.
Ces autres noms sont : « blairie » (en Picardie), « judelle ou jodelle » (à l’Ouest) ou
« morelle » (par la passé).


Lors de la période de nidification, la Foulque macroule se réfugie dans les roselières ou parmi les plantes palustres, souvent à découvert au bord de l’eau.
Les premières pontes ont lieu dès fin mars, avec des oisillons visibles dès la fin avril. Plusieurs nichées peuvent se succéder jusqu’en août.
Les poussins sont reconnaissables à leur petite taille et leur tête rouge-orange vif, ce qui les rends particulièrement vulnérables face aux prédateurs environnant.